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Institut PANOS Afrique de l'Ouest (Dakar - Sénégal) Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (Niger)
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Actualités

Actu NTIC :
- SMSI, Politiques des NTIC en Afrique de l'Ouest : Appel à articles

- Formation de journalistes spécialisés en NTIC : les participants écrivent su les   NTIC au Niger :
  lDéveloppement des NTICS au Niger
  lPlan NICI Niger : Des promesses ambitieuses
  lNTIC : Un luxe pour le citoyen Nigérien ?
  lInternet, noiuvel opium des jeunes
  lCombattre la pauvreté par les NTIC au Niger
  lNTIC : un facteur de bonne gouvernance ?
  lNTIC : Et si mon village était connecté... miracle !
  lDéveloppement : la révolution
  lNTIC : état des lieux au Niger
  lPlan NICI : Quel programme pour le Niger ?

- Appel à formation : Formation de journalistes spécialisés sur les NTIC au Niger

 

 

SMSI, Politique des NTIC en Afrique de l'Ouest: Appel à articles

Dans le cadre de son objectif de renforcement des capacités des journalistes en matière d'enjeux des TIC, de ses différents programmes et de l'organisation du Sommet Mondial sur la Société de l'Information (SMSI), l'Institut Panos Afrique de l'Ouest lance un appel à articles sur les politiques des NTIC. Cet appel est lancé uniquement à destination des femmes journalistes de la presse écrite ou audiovisuelle de l'Afrique de l'Ouest. Les auteurs des deux meilleurs textes seront invités au Sommet Mondial sur la société de l'information (SMSI) qui se tiendra en Tunisie et feront partie de l'équipe de couverture du SMSI pour le compte de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest et ses partenaires.
1. Thèmes Pour participer à ce concours, les femmes journalistes intéressées doivent soumettre un article original, sur la thématique générale des " Politiques des NTIC en Afrique de l'Ouest ". L'article pourra ainsi porter sur l'un des thèmes suivants :
- Médias et enjeux/politiques des NTIC en Afrique de l'Ouest
- Médias et SMSI en Afrique de l'Ouest
- TIC et pauvreté en Afrique de l'Ouest
- TIC et promotion de la démocratie en Afrique de l'Ouest
- Utilisation conjuguée de la radio et des nouvelles technologies pour renforcer la démocratie, la citoyenneté, la paix
- Harmonisation des politiques de communication ou des NTIC en Afrique de l'Ouest
- Participation des Africains à la gouvernance internationale des NTIC Il s'agira d'un article qui présentera une réflexion originale sur le thème choisi (les interviews ne sont donc pas concernés). Cette réflexion devrait se baser sur l'analyse de situations concrètes vécues dans un ou plusieurs pays de l'Afrique de l'Ouest (reportage et analyse de projets, examen des statistiques locales, etc.).
Les candidates peuvent soumettre plusieurs articles (trois au maximum). Des articles précédemment publiés peuvent être proposés (sauf ceux ayant déjà été primés ou ceux rédigés pour le compte de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest). Les articles devront faire entre 6000 et 9000 signes.

2. Prix Les lauréates (auteurs des deux meilleurs articles) seront intégralement prises en charge pour participer au Sommet Mondial sur la société de l'information, organisé par les Nations Unies et qui se tiendra Tunisie, du 15 au 18 novembre 2005. Elles feront partie de l'équipe de couverture du SMSI pour le compte de l'IPAO et de ses partenaires. Elles recevront également un lot d'ouvrages publiés par l'Institut Panos Afrique de l'Ouest et auront l'opportunité d'intégrer le réseau ouest africain de journalistes spécialisés sur les NTIC qu'anime l'IPAO.

3. Dossier de candidature Le dossier de candidature comprendra les pièces suivantes:
- un à trois articles en français sur l'une des thématiques proposées (si l'article avait été déjà publié, joindre une copie ou une photocopie du journal dans lequel il l'a été, comportant notamment la mention de la date de publication)
- un CV détaillé, indiquant le cas échéant une liste des articles déjà rédigés sur les NTIC (avec mention du journal dans lequel ils l'ont été publiés, la date de parution, etc.)
- un document prouvant que la candidate est effectivement journaliste dans un organe de presse Un accusé de réception sera envoyé dans les deux jours par email après réception du dossier.

4. Sélection Un jury composé de journalistes et de spécialistes des NTIC jugera de la qualité des articles. Les décisions du jury sont souveraines et sans contestation. La participation au présent appel à article implique acceptation de son règlement tel que détaillé dans le présent document.
Les dossiers de candidature doivent être impérativement envoyés par courrier électronique aux adresses indiquées ci-dessous. Si possible, ils peuvent être également envoyés par courrier postal ou déposés à l'adresse de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest, à Dakar, telle qu'inscrite ci-dessous

Adresse pour soumission de candidature
INSTITUT PANOS AFRIQUE DE L'OUEST
Appel à articles sur les politiques des NTIC - SMSI
6, rue Calmette BP 21 132 Dakar Ponty
Dakar - Sénégal Tél : +221 849 16 66 Fax : +221 822 17 61
Email : klohento@panos-ao.org
(copie à ebernard@panos-ao.org) http://www.panos-ao.org

5. Dates
Les dossiers de candidature devront parvenir à l'Institut Panos Afrique de l'Ouest au plus tard le 30 septembre 2005 . Pour cette raison, il est fortement recommandé de coupler tout envoi postal à un envoi par courrier électronique à l'adresse indiquée ci-dessus. Les résultats seront donnés sur le site de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest au plus tard le 30 Octobre 2005.

6. Contact
Pour plus d'information sur ce concours, contacter :
Ken Lohento Coordonnateur du projet CIPACO/IPAO
Tél : +221 849 16 66
klohento@panos-ao.org.

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"Flash" est un bulletin d'alerte rapide qui paraît, lorsque nécessaire et au plus deux fois par mois. Il vous informe rapidement sur un sujet nécessitant votre prompte réaction (événement, opportunité, nouvelle, etc.). C'est une production du projet CIPACO de l'Institut Panos Afrique de l'Ouest. Le CIPACO a reçu un financement initial du Programme CATIA.

Envoyez-nous vos informations: Contact@cipaco.org

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Formation de journalistes spécialisés en NTIC :
Les participants écrivent sur les NTICS au Niger

Développement des NTICS au Niger

Avec une superficie de 1.267.000 km², le Niger ne dispose que de 2 mégabits/S de bande passante offerte par l'opérateur SONITEL (Société Nigérienne des Télécommunications) contre 635 au Sénégal, 47 méga au Bénin.
Le pays est en général sous équipé, les équipements existants sont vétustes et ne répondent plus aux applications informatiques récentes. De même les infrastructures des télécommunications sont vieilles et ne permettent point de couvrir le territoire national. La plupart des institutions n'ont qu'un seul poste de travail et les réseaux informatiques sont de dimensions modestes (moins de 10 postes en général). L'Internet est peu développée dans les villes de l'intérieur du pays par manque d'infrastructures, le coût élevé des équipements est incompatible avec le niveau de pauvreté ; les coûts d'accès à l'Internet sont parmi les plus élevés du continent et le pays fait face à un défaut cruel de ressources humaines dans le domaine des NTIC.
De manière globale selon les résultats des études sectorielles sur le système éducatif et de formation professionnelle, il ressort que les coûts de formation sur les thèmes pertinents demeurent très élevés comparativement au pouvoir d'achat des nigériens ; les structures de formation restent sous équipés à cause du niveau élevé des coûts des équipements et des frais d'accès etc. En ce qui concerne le cadre juridique et réglementaire, il s'avère important de clarifier et de d'harmoniser les nombreux textes juridiques qui régissent les NTIC au Niger ; de définir une politique visible sur la libéralisation du secteur des télécommunications ; de combler le vide juridique.
Néanmoins avec le financement de 15,259 milliards F CFA de la SONITEL accordé par la BOAD et des banques privées permettra à notre pays d'accroître de manière significative la capacité et la qualité de son réseau téléphonique faible (0,2% de lignes téléphoniques). Il permettra aussi de l'intégrer dans un vaste programme de liaison à haut débit qui part du Sénégal (câble sous-marin SAT3), passe par le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Bénin, (nouvelle liaison au câble sous-marin SAT3). Cette connexion permettra au Niger d'accroître sa bande passante ; et bientôt la SONITEL remplacera le réseau FH par un câblage en fibre optique sur l'ensemble du territoire national.
Dans le cadre du développement des NTICs, il a été crée un haut commissariat en charge des nouvelles technologies de l'information et de la communication afin de superviser et de coordonner le plan NICI.
Ce dernier a été adopté par le gouvernement en janvier 2004 pour permettre aux populations de s'approprier des nouvelles technologies de l'information et de la communication d'ici 2010 à l'instar des autres pays de la sous-région.
A cet effet des réseaux, ont été crées dont celui des médias, des parlementaires, des jeunes, un réseau du secteur privé, celui des universitaires, etc.
Aussi le plan NICI NIGER fait partie des trois (3) meilleurs NICI dans son élaboration et pour cause, toutes les couches socioprofessionnelles sont impliquées et il a été conçu à travers les réalités du pays.

Mlle KAILOU Hamsatou
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Plan NICI-Niger : Des promesses ambitieuses
"Toute théorie ne vaut que par la valeur des hommes qui la mettent en œuvre", a-t-on coutume de dire.
Il y a quelques jours, le Premier ministre du Niger, M. Hama Amadou avait procédé à l'ouverture des travaux de l'atelier chargé de la validation du document final du plan de développement des infrastructures des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC, version Niger). Cet atelier animé par des experts nationaux et étrangers a clos ses travaux par l'adoption d'un plan spécifique pour le Niger. Le plan NICI-Niger est désormais le volet NTIC de la Stratégie de réduction de la pauvreté (SRP).
Et, selon le Haut commissaire chargé des NTIC, le pan NICI-Niger est le résultat de la convergence des idées, des besoins et de la volonté des différentes couches socioprofessionnelles du pays à lutter contre la pauvreté, la mauvaise gouvernance et à instaurer la transparence dans la gestion de la chose publique.
Le plan NICI est un vaste programme de développement des infrastructures de base, dans toutes les régions du pays et dans tous les secteurs de développement sociaux, économiques et culturels.
Ce plan comprend six (6) axes fondamentaux et se propose d'être la solution aux multiples problèmes que rencontrent les citoyens nigériens dans le cadre de l'utilisation des nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Les six (6) axes sont les suivants : le développement des infrastructures ; les NTIC et la stratégie de réduction de la pauvreté (SRP) ; le cadre juridique et réglementaire des NTIC ; le développement des contenus ; le renforcement des capacités et la gouvernance électronique. Chaque axe est appuyé par deux (2) ou trois (3) objectifs spécifiques.
L'axe le plus pressant, qui semble être la priorité des six priorités citées ci-haut, est l'axe numéro un qui consacre le développement des infrastructures.
Selon les concepteurs du plan NICI, le développement des infrastructures suppose la mise à la disposition des populations nigériennes, partout où elles se trouvent, des instruments de communication nécessaires qui peuvent leur permettre d'être au parfum de l'outil informatique et de tous les autres outils de télécommunication.
Dans la foulée, " les habitués " du clavier et autres logiciels recommandent aux décideurs politiques, l'exonération et la défiscalisation (dans la mesure du possible) du matériel informatique, l'incitation des opérateurs privés à s'installer dans les zones les plus reculées, la promotion et la vulgarisation des NTIC au profit des couches les plus défavorisées, la sensibilisation des populations sur les multiples avantages des NTIC et l'augmentation du volume de la bande passante de 2 à 100 mégas d'ici 2007.
Ainsi, selon toujours les spécialistes des NTIC, la réalisation des telles infrastructures permettra, sans nul doute aux nigériens d'accéder, à moindre coût au service de l'outil du millénaire : télécoms, informatique, internet, etc… Mieux, dès que la fibre optique sera minutieusement exploitée, la qualité du réseau sera nettement améliorée et la couverture nationale sera, en ce moment réalisable.
A en croire toutes ces belles théories et leurs auteurs, d'ici 2010, les nigériens vivront la merveille dans le domaine des NTIC. Vrai ou faux ? Attendons de voir, l'avenir nous édifiera. Car, à l'heure actuelle, même le site gouvernemental n'est pas encore mis à jour. Ce qui prouve que la mise en œuvre (même partielle) de ces belles théories doit encore souffrir d'une certaine lenteur sur tous les six axes prédéfinis par les techniciens.
Cependant, des raisons d'espérer existent car, dans le cadre des 5èmes jeux de la francophonie qui se tiendront en décembre 2005 à Niamey, la bande passante évoluera de 2 à 15 mégas. Si cette promesse se concrétise, il ne reste plus qu'à exiger de la Sonitel (la Société nigérienne de télécommunication, privatisée depuis quatre ans) d'améliorer sensiblement la qualité de ses services.
En effet, cette société étatique, rachetée par les chinois et libyens offre un très mauvais service aux pauvres consommateurs nigériens.
Récemment encore, du seul fait de la mauvaise qualité de son service, les autorités nigériennes étaient obligées de lui tirer la sonnette d'alarme en lui intimant l'ordre d'user de tous les moyens pour accroître considérablement la capacité et la qualité de ses services.
Là n'est pas l'unique obstacle, le plan NICI devait aussi se pencher largement sur la téléphonie cellulaire. En effet, les trois (3) compagnies qui partagent le marché de téléphonie cellulaire au Niger, ne respectent aucune norme contenue dans leurs cahiers de charges respectifs. Pour preuve, en plus des éternels cris de détresse des clients et de certaines associations des consommateurs, l'Etat à travers sa structure de régulation, vient de rentrer dans la danse. Il y a deux mois de cela, dans le journal gouvernemental (Sahel dimanche), l'Autorité de régulation multisectorielle (ARM), a sorti un communiqué (une mise à pied) qui interpelle les trois compagnies de téléphonie cellulaire. Dans le communiqué en question, l'ARM à donné un délai de rigueur aux trois compagnies installées au Niger pour qu'elles se conforment aux cahiers de charges, sans lesquels elles ne seraient pas acceptées à exercer au Niger.
Tous ces enjeux majeurs n'ont pas été totalement pris en compte par les experts qui ont élaboré le plan NICI. Ces experts sont versés dans des prétentions qui, souvent ne cadrent pas avec les exigences du moment. La réalisation d'un objectif dans le temps et dans l'espace, est toujours canalisée au contexte et à la réalité du milieu dans lequel on se situe.
Le plan NICI Niger prévoit la gouvernance électronique. Comment un pays qui n'arrivent même pas à interconnecter les différents services vitaux, peut-il avoir la prétention de réaliser une telle prouesse ? A moins que le Président sénégalais Wade (qui l'a réussi avec succès) nous vienne au secours, le gouvernement électronique ne serait que de la pure utopie (en tout cas pas réalisable à court terme). Il serait mieux et plus bénéfique pour le Niger de commencer d'abord par les moyens les plus accessibles, avant de rentrer en fanfare dans " la cour des grands ". On peut par exemple doter tous les villages lointains d'une station de radio (rurale ou communautaire, peu importe, l'essentiel est qu'elle accomplisse sa mission de sensibilisation, de formation et d'éducation). Dans le même ordre d'idées, on peut aussi inciter les compagnies de téléphonie fixe et cellulaire à s'installer dans les localités qui ne disposent pas encore de ligne téléphonique.
A moyen terme, il faut doter tous (du primaire au secondaire) les établissements scolaires du matériel informatique afin d'initier les élèves à l'usage de cet outil.
Ainsi, en réussissant à réaliser convenablement ce petit canevas de la mise en place d'infrastructures peu coûteuses, les autorités peuvent, à long terme implanter l'internet dans les bleds les plus ignorés du guide le plus doué du Ténéré (désert nigérien). Passer outre mesure, le plan NICI ne serait qu'un bloc de papiers encombrant les tiroirs de ses initiateurs.

Moussa DOUKA
Journal " La Griffe "
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NTIC : Un luxe pour le citoyen nigérien ?

De nos jours, il est incontestable que les nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC) sont un véritable outil de développement. Ailleurs, ces instruments de communication sont accessibles, même au citoyen le plus ordinaire.
Mais, au Niger, l'usage de cet outil reste encore l'apanage de quelques citoyens aisés, habitant pour la plupart dans les grandes villes du pays. La situation du Niger est due à un certain nombre d'obstacles qui sont, eux-mêmes le résultat de notre état d'esprit et du comportement peu responsable de nos dirigeants.

Insuffisance des infrastructures

Le Niger dispose de deux (2) chaînes de télévision publiques : Télé-Sahel et Tal-TV. La première (Télé-Sahel) assure une couverture nationale et la seconde (Tal-TV) ne couvre que la capitale Niamey et ses environs. L'unique chaîne de télévision privée (TV-Ténéré) dont dispose le pays émet à Niamey et est relayée dans trois autres grandes villes du pays (Dosso, Maradi et Zinder).
En ce qui concerne les radios, notre pays dispose d'une seule radio publique (La Voix du Sahel) qui a des antennes dans les sept (7) autres régions du pays. Elle couvre l'ensemble du territoire national.
Une quinzaine de radios privées émettent dans la capitale. Trois (3) de ces radios privées ont des représentations dans quelques villes de l'intérieur du pays.
Plus d'une centaine de radios rurales et communautaires viennent s'ajouter aux infrastructures sus-indiquées. Les radios rurales et communautaires sont exclusivement créées et gérées par des privés, des associations, et des Ongs nationales et internationales.
Concernant les télécommunications, outil le plus indispensable dans l'usage des NTIC, la situation du Niger est beaucoup plus critique que l'on ne l' imagine. En effet, avec un seul fournisseur de lignes de téléphone fixe, trois (3) compagnies de téléphonie cellulaire et trois (3) fournisseurs d'accès à Internet, la qualité des réseaux laissent encore à désirer. Pire, la couverture nationale est projetée à des lendemains incertains car, il existe de milliers de localités où même la radio nationale est difficilement captée. Dans ces localités, nul besoin d'évoquer la télévision, le téléphone (fixe ou portable), à plus forte raison des installations d'appareils informatiques pouvant permettre l'accès à internet.
La Société nigérienne de télécommunication (Sonitel), seule détentrice du monopole du téléphone fixe, était jusqu'en décembre 2004, le seul fournisseur d'accès à Internet, avec seulement deux (2) mégas de bande passante alors que le Bénin voisin est déjà à plus de 47 mégas de bande passante, et le Sénégal avoisine les 600.

Difficultés d'accès à Internet

Avec une bande passante de deux (2) mégas, les installations destinées à l'usage des télécommunications et à l'Internet sont de moindre qualité. Aussi, la promotion et la vulgarisation de l'Internet demeurent assez difficiles, voire impossible en ce qui concerne certaines zones difficilement accessibles par les fournisseurs. L'Internet n'est accessible qu'à une petite poignée d'intellectuels nantis des centres urbains. De même que le téléphone. La difficulté d'accès à Internet se situe à deux niveaux : d'abord, le prix du matériel informatique (ordinateur) exorbitant donc non accessible aux bourses moyennes. Ensuite, l'abonnement (pour une connexion) à la Sonitel est fastidieux et trop coûteux pour un service d'une capacité très faible ; donc pas du tout performant. A toutes ces insuffisances, viennent s'ajouter la pauvreté généralisée et le fort taux d'analphabétisation (plus de 80%) qui ne sont pas de nature à faire évoluer les choses rapidement (dans le temps et dans l'espace).

Pour faciliter l'accès à l'Internet et aux autres opportunités qu'offrent les NTIC, aux citoyens nigériens, l'Etat peut, entre autres mesures, exonérer l'importation du matériel informatique et revoir à la baisse l'assiette fiscale des sociétés qui importent et/ou commercialisent les appareils informatiques. Mieux, à l'image du Campus numérique (une entité qui fait aujourd'hui la fierté des enseignants-chercheurs, des étudiants et de l'ensemble du personnel) de l'Université Abdou Moumouni Dioffo de Niamey, les autorités peuvent aussi créer, ne serait-ce que des salles d'informatique moyennement équipées dans tous les établissements publics de l'enseignement secondaire. Car, les élèves du premier et du second cycle ignorent dans leur écrasante majorité, ce que c'est que l'internet. En plus du fait que cette mesure permettra aux élèves d'être familiarisés à l'outil informatique, elle est une aubaine que les élèves pourront surtout saisir dès leur bas âge, une belle opportunité pour effectuer des recherches dans tous les domaines de leurs études.

Plus on va dans le Niger profond, plus on est déconnecté du monde entier, alors que l'immensité de notre territoire impose à nos dirigeants de s'intéresser et de s'investir davantage dans l'installation des moyens de communication modernes dans toutes les contrées du pays.
Tenez : A l'exception de la ville d'Arlit (une cité minière du pays), aucun chef lieu d'arrondissement (érigé en département depuis les dernières élections locales de 2004) ne dispose d'installations pouvant lui permettre d'accéder à l'internet.
Cet état de fait n'est pas seulement dû à la précarité de notre économie. Il est aussi le résultat d'une absence totale de politique fiable qui s'adapte au contexte et à nos réalités. Enfin, il est surtout le fruit de peu de crédit qu'affichent les responsables politiques dans la formation, la promotion, l'utilisation et la vulgarisation de l'outil informatique, élément clé des NTIC.
Dans l'administration publique nigérienne, il est assez fréquent de rencontrer un directeur central, ou un haut cadre qui n'a jamais manié le simple ordinateur. Et, ce qui est curieux, c'est que la presque totalité des hauts responsables de notre administration publique dispose, chacun d'un ordinateur flambant neuf sur son bureau. Ne sachant pas l'utiliser, il le garde jalousement dans leur bureau, privant leurs collègues de l'utilisation qu'ils pourraient en faire. Ce qui fait croire à beaucoup de cadres de la fonction publique (parfois même ceux du privé) que l'ordinateur est un luxe, qui ne s'offre qu'à quelques individus érudits. Dans un service, à quoi sert un ordinateur " stocké ", comme un trophée, constamment dans le bureau d'un directeur qui ne peut s'en servir pour travailler ?

En un mot, comme en mille, l'Etat doit s'efforcer à former suffisamment de cadres et à recycler ceux déjà travaillant dans l'administration pour démystifier cet outil, qui est un véritable vecteur de développement.
Gageons qu'avec la mise en œuvre du plan NICI, le Niger redorera son blason en matière des nouvelles technologies de l'information et de la communication !

Moussa DOUKA
Journal " La Griffe "
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Internet, nouvel opium des jeunes Nigériens
Recherche de l'âme sœur, prospection de partenaires d'affaires, rêve d'Amérique ou d'Europe… Au Niger, l'Internet est devenu une sorte de loto de la dernière chance sur lequel misent les jeunes Nigériens au chômage.

"Je tchatche avec un Italien qui a vu ma photo sur un site de rencontres. Si les choses se déroulent comme je le souhaite, adieu cette vie de misère et bonjour l'Europe !", s'enthousiasme Makka, en ouvrant sa boîte aux lettres électronique d'un clic de souris. Cette étudiante d'une trentaine d'années ne cache rien de ses intentions : partir via Internet. Car au Niger, dans ce pays classé par les Nations unies comme le deuxième plus pauvre au monde, Internet est perçu comme un moyen d'évasion virtuel et, parfois, réel par les jeunes gens. Devenus adultes sur les bancs de l'école à cause de nombreuses années blanches, ils n'ont que peu d'espoir de trouver un travail dans leur pays. La fonction publique et la production d'uranium, autrefois les plus grands pourvoyeurs d'emplois, ne recrutent plus. Alors que fleurissent les cybercafés, les jeunes se mettent à rêver de rencontres salvatrices sur le réseau.

À la recherche d'un cyber contrat
Les unes y cherchent un contrat de mariage pour reproduire le conte de fées répété à l'envi de ces jeunes filles mariées et émigrées en Europe. Makka ne connaît-elle pas une amie, Fatou, qui "s'est mariée avec un jeune homme rencontré sur Internet et qui vit aujourd'hui, tranquillement en France…"? Les garçons ne sont pas épargnés par ce genre de rêve : Khaled, 22 ans, entretient le ferme espoir que sa copine européenne lui enverra une lettre d'invitation lui permettant d'obtenir un visa.
D'autres, plus prosaïques, attendent "deux Toyota à réceptionner au port de Lomé pour les revendre" comme Hassane, un jeune déscolarisé "en contact avec un Libanais basé à Bruxelles". Andi espère, lui, dénicher l'adresse d'une galerie européenne pour écouler ses bijoux touaregs. Car bien qu'analphabète, le jeune bijoutier n'ignore pas l'importance des cybercafés qu'il fréquente assidûment : "À la coopérative, on nous a beaucoup parlé de l'ordinateur pour s'en sortir", confie-t-il, en parlant d'Internet. Tous rêvent de contrats commerciaux avec de richissimes partenaires.
Dans une quête toujours plus incertaine, Ibro, un internaute fraîchement converti au surf, vise la Green card, un visa d'immigrant qui donne un droit d'entrée aux États-Unis pour y résider et y travailler sans restrictions et indéfiniment. Chaque année, 55 000 de ces visas sont mis en jeu à travers une loterie gratuite et accessible en ligne…

Proie de la toile
À l'image de la mouche qui se fait gober par l'araignée, beaucoup de gogos tombent dans les traquenards de la grande toile. Karima, croyant gagner le jackpot de sa vie, a laissé tomber sa préparation du bac pour, dit-elle aujourd'hui avec regret, "courir à l'ambassade du Royaume-Uni à Abidjan, afin d'effectuer les formalités du voyage pour rejoindre [son] amoureux en Grande-Bretagne ". Mais elle est tombée des nues lorsque son copain "électronique", dont elle sollicitait une attestation de prise en charge, lui a répondu être "déjà marié à une Mexicaine" !
Les pièges de la toile ne semblent pourtant pas décourager les jeunes Nigériens. Zalika, coiffeuse, estime "qu'Internet, c'est comme tous les jeux de hasard ; il y a certes des risques, mais celui qui ne risque rien n'a rien". Moniteur dans un cybercafé, Paul, compare Internet à une drogue. Une drogue inéluctable, d'après Souley Adji, professeur de sociologie à l'université Abdou Moumouni de Niamey, pour qui ces rêves en cybercolor n'ont rien de surprenant dans un contexte économique aussi déprimé. "Faute d'alternatives, explique-t-il, tant en termes de distractions que de perspectives d'emploi, ces jeunes ne peuvent que se rabattre sur Internet". Un scepticisme, qui lui, n'a rien de virtuel.

Saïdou Djibril
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NTIC AU NIGER : Combattre la pauvreté par les Ntic

Avec une population de 11 millions d'habitants, le Niger figure parmi les pays les plus pauvres du monde avec un taux de croissance démographique de 3,1 %, l'un des plus élevés au monde. Près de 80 % de Nigériens vivent en milieu rural dans ce vaste pays de 1.267.000 km2, où les indicateurs sociaux sont faibles. C'est dans un tel contexte que le Niger à adopté une stratégie nationale de réduction de pauvreté, cadre inspirateur d'un plan national de développement des technologies de l'information et de la communication.

Accéder aux services sociaux de base

Pour marquer son entrée dans la société de l'information, le Niger a élaboré une politique nationale de développement des Nouvelles technologies de l'information et de la communication (Ntic) :le plan Nici. A travers ce plan, " le Niger pourra efficacement réduire l'ampleur de la pauvreté, puisque les technologies de l'information et de la communication offrent une opportunité d'atteindre plus efficacement les objectifs de développement en matière d'accès aux services sociaux de base " explique, Issoufou Koura Kowa, fonctionnaire au Haut commissariat aux Ntic du Niger. De nos jours, les Ntic constituent un puissant outil qui favorise la participation aux marchés mondiaux, encourage la responsabilité politique, améliore la fourniture des services sociaux de base et accroît les opportunités de développement local. Elles sont devenues des instruments indispensables dans la lutte contre la pauvreté et fournissent aux pays en développement une occasion sans précédent d'atteindre beaucoup plus efficacement des objectifs de développement vitaux.

Alphabétiser et développer les compétences
L'accès au langage informatique se révèle nécessaire pour accroître les connaissances et s'engager dans les échanges de notre société. Ainsi l'alphabétisation de la population constitue une condition première pour la maîtrise des nouveaux outils de la communication. C'est qui de fait n'est pas chose facile, au regard de l'importance de l'oralité dans nos sociétés, restées malheureusement en majorité analphabète. L'amélioration de l'informatisation et des télécommunications sont également une condition nécessaire au développement des points d'accès à l'internet. Mais pour porter haut le flambeau, l'utilisation véritable du réseau requiert le déploiement des compétences, véritables clés d'accès aux savoirs virtuels. En somme le développement de l'alphabétisation est le premier pas vers une appropriation des NTIC.
Du chemin reste à faire

Selon M. Iro Adamou, juriste spécialisé en Tic, " la densité téléphonique est de 0,2 %, 5 ordinateurs pour 1000 ".En effet, le Niger connaît assez faiblement la pénétration des Ntic, avec un indice d'accès numérique de 0,004. Des chiffres assez faibles au regard des enjeux que contiennent les Nouvelles technologies de l'information et de la communication en cette ère de société de l'information. Surtout que la Stratégie de réduction de la pauvreté ( Srp), adoptée en 2002, est censée parvenir à diminuer l'incidence globale de la pauvreté de 63 % à moins de 50% à l'horizon 2015. Mieux, l'accès au langage informatique permet de retrouver une dynamique d'apprentissage, d'accroître ses connaissances et d'entrer librement au cœur des échanges de notre société. A condition, bien sûr que chacun puisse accéder à ce nouvel outil de communication, en ville comme en campagne.

Saidou Djibril
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Les technologies de l'information et de la communication : Un facteur de bonne gouvernance ?

Les nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication se révèlent aujourd'hui un instrument extraordinaire mis à la disposition des peuples (gouvernants comme gouvernés) pour améliorer leur condition de vie non seulement sur les plans socio-économique et culturel mais aussi et surtout sur le plan politique. La communication occupant une place importante dans le fonctionnement politique de toute société, les NTICs doivent être mises à contribution pour renforcer l'état de droit et la culture démocratique. C'est là le principe de bonne gouvernance. C'est en utilisant les TIC dans l'expression citoyenne et dans le processus électoral (comme c'était le cas lors des dernières élections présidentielles au Sénégal), qu'on instaurera un climat d'échange pour la compréhension, la mobilisation, la conviction et l'information des citoyens.

C'est un espace par excellence pour les citoyens de jouer les principes cardinaux de la démocratie à savoir la liberté, la justice sociale, la participation de tous dans la gestion de la cité, la transparence, le droit et le devoir. En connaissant ces principes et les lois qui les régissent à travers les TICs, les citoyens peuvent exprimer librement leurs opinions, leurs attentes et leur appréciation sur la gestion des affaires publiques et sur les comportements des gouvernants. Les TICs servent aussi de cadre pour les sensibilisations dans plusieurs domaines de la vie : santé, éducation, campagne électorale, vulgarisation des textes réglementaires des programmes et plan d'activités des partis politiques, les publicités…

Les TICs permettent également l'animation des débats sur la situation socio-politique du pays, débats contribuant à la culture de la transparence dans la gestion des affaires publiques. A travers ces débats, on fait preuve de l'épanouissement manifeste de la liberté d'expression, surtout celle de la presse, condition indispensable de l'exercice du respect de droit dans un Etat démocratique.

Mamane Tanimoune ONEP
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Les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC)
Et si mon village était connecté… miracle

Sur toute la planète, il est désormais compris et même reconnu que les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) sont entrain de changer la face du monde. On s'emploie alors à les développer et à les utiliser aussi bien dans les grandes agglomérations que dans les petits hameaux.

L'invention des Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication a entraîné une large ouverture d'espace d'information où les gens peuvent communiquer et, de façon précise, partager leurs connaissances. Elles n'ont certes pas changer quelque chose de fondamental dans la manière de penser, de lire et de communiquer mais elles ont considérablement élargi les choix en fournissant l'information. C'est une grande innovation sociale ou, disons, révolution technique ou encore tout simplement changement dans les conditions de vie qui s'opère depuis la simple lecture d'un journal quelque part dans un village isolé jusqu'à des collaborations accrues entre les individus de pays différents.

C'est dire que même ceux que d'aucuns appellent ''les exclus'' peuvent, d'une manière ou d'une autre, profiter de ces innovations. Il est vrai que les Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication (NTIC) ne peuvent pas à elles seules résoudre les problèmes globaux des inégalités actuelles à travers le monde. Mais si les gens décident pour eux-mêmes l'intégration mondiale ou universelle en fournissant de grands efforts dans tous les domaines, ils peuvent grâce aux NTICs aujourd'hui, trouver des solutions et relever les défis. Il faut savoir utiliser ce large éventail de choix pour profiter au mieux.

C'est en adoptant cette diversité d'options offertes à chacun qu'on parviendra à renforcer la société, à la ''numériser''. Mais faut-il au préalable garantir le droit de chacun d'accéder librement à l'information.

Enfin, les TICs constituent une tribune pour les actions de la société civile (les syndicats, les associations et ONGs) ainsi que les actions du secteur privé.

Mamane Tanimoune
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Développement : La révolution

Le Niger pays le plus pauvre du monde, a également l'indice d'accès numérique le plus faible 0,004 %. C'est ce pays qui compte sur les technologies de l'information et de la communication pour changer les tendances.

" Koroney Massani est un homme très optimiste. Nommé récemment à la tête de la structure fraîchement mise en place. Le haut commissariat aux techniques de l'information et de la communication, il ambitionne de révolutionner les choses en changeant la tendance. Il a son " champion " : le Chef du gouvernement.
Ce dernier, pour marquer son intérêt pour la cause, a fait figurer la question des TICS dans sa déclaration de politique général devant l'Assemblée Nationale.
Cette politique compte instaurer la bonne gouvernance à travers les TICS d'ici à l'an 2010. Pour ce faire, un plan national de développement des nouvelles techniques de l'information et de la communication dénommé plan NICI. Celui-ci vise à gérer les conditions de vulgarisation des moyens d'accès aux moyens d'information et du savoir aux profits des entreprises, des administrations et de la jeunesse.
De quoi s'agit-il ? Une entreprise voulant postuler à un marché de l'Etat, consulte le site de la commission centrale des marchés où il aura toutes les informations relatives à son attente afin de prendre sa décision qu'elle soit à Diffa, Bilma, ou Dosso, l'entreprise aura économiser ses frais de déplacement et des séjours, relève M. Massani. Les opérateurs économiques pourront ainsi dire au revoir aux marchés de gré à gré.
Le Haut Commissariat aux TICS s'attèle à la mise en place d'un cadre juridique en adoptant les textes et les statuts existants aux TICS, et réprimer les infractions susceptibles d'être commises par l'utilisation de l'informatique.
Pour se faire un acte d'état civil, un citoyen n'aura plus à se déplacer. Il lui suffit de se rendre dans n'importe quelle juridiction pour l'établir, indique le Haut Commissaire, qui souligne que les juridictions seront connectées entre elles.
Toutes ces possibilités ne sont offertes qu'en développant les infrastructures 5 nigériens sur mille ont accès à l'ordinateur, 0,1 % seulement ont accès à internet. Les trois fournisseurs d'accès que sont la Sahel-Com, Afripa et Celtel totalisent une bande passante (canal de communication) d'une puissance de 4 mbs.
Selon le Haut commissaire, le Niger s'attèle à passer à 100 MBS d'ici 2010. "Nous allons nous connecter à la fibre optique continentale" entre temps", dit-il, une boucle se trouverait à Malanville a la frontière béninoise et une deuxième a Kantchari à la frontière du Burkina.

Le Nigérien de 2010 peut vendre tranquillement ses produits à distance car il aura un compte à distance car il aura un compte géré électroniquement, se faire soigner à distance et quelle révolution !

Maïna Hassane
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NTIC : Etat des lieux au Niger

Le bogue de l'an 2000, on se rappelle, à occasionné beaucoup de débats au plan universel sur les technologies de l'information et de la communication (TIC) tant les administrations et l'imagerie populaire redoutaient un dérèglement total des machines lorsque celles-ci devraient passer à un autre langage de chiffres, consacré par le passage au troisième millénaire. Sur ce, l'effroi d'une perte des acquis comme les programmations, les bases de données ou toute autre manipulation d'intérêt au moyen de l'ordinateur a donné la mesure des bienfaits de l'outil.
Mais il y a fort heureusement eu plus de peur que de mal. Le bogue n'a pas considérablement sévit. Et l'instant d'après, pour ne pas être laissé en reste sur un usage indispensable de nos jours, nombre d'individus devraient naturellement s'ériger en véritables acteurs des TIC dont l'informatique en constitue une des composantes. Faute d'une véritable culture des technologies de l'information et de la communication au Niger (seulement 0,004 comme indice d'accès numérique et 0,1%, le pourcentage d'utilisateurs internet), les esprits sont quand même avertis sur la question. Ainsi, le concept est présentement de tous les discours prononcés par les sphères politiques et autres institutions administratives nationales quoique nombre de critiques y voient une simple façon d'illustrer le pays dans le giron des avancées mondiales. Sinon rien d'observable effectivement sur la ruée vers les techniques de traitement, de modification et d'échange des informations que représentent les nouvelles technologies de l'information et de la communication.
Sauf à brandir ce trop d'intérêt des jeunes à échanger sur le net : de simples messageries en fait qui ne s'en tiennent qu'à des conversations sur la vie de stars, l'entêtement à enregistrer de bons scores sur des consoles de jeux ; négligeant cette autre possibilité à s'instruire dans tous les domaines au moyen de la recherche sur internet.
Le Niger n'est qu'à ce niveau pendant qu'ailleurs, la toile est devenue en quelques années un gigantesque magasin (E-commerce, selon le terme approprié au commerce au moyen des TIC) où l'on peut acheter, à moindre coût. Sur ce, apprend-on, les sites qui permettent de comparer les prix se multiplient notamment en France. A l'exemple de l'américain Shopping qui permet de trouver rapidement la meilleure offre concernant l'informatique, l'électronique, les fleurs, le vin…

Ousmane Ibrahim
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Plan NICI : Quel programme pour le Niger ?

Par le terme nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC), on entend une convergence de l'informatique, des télécommunications et de l'audiovisuel. Tous ces aspects en fait qui ne font pas le quotidien d'une large majorité de nigériens. Ces derniers étant plus préoccupés à assurer l'autosuffisance alimentaire et à solliciter des services de base comme l'accès à l'eau potable, le droit à la santé, l'éducation etc. Comme pour joindre ces attentes à la promotion des TIC, le Haut commissariat aux nouvelles technologies de l'information et de la communication trouve, dans son plan NICI (jeu intégré de décisions, de recommandations, lois, règlements ayant pour but de donner une direction à la production, l'acquisition et l'utilisation des TIC), une corrélation de procédure avec la stratégie de réduction de la pauvreté. Cette liaison a trait à la démarche participative qui associe toutes les couches sociales dans le but de parvenir à une véritable sensibilisation des populations sur les enjeux du concept. Ainsi, l'implication va de l'Assemblée nationale, société civile, médias, opérateurs privés, aux ongs. Et très prochainement les jeunes, femmes et l'Université enfin, à assuré le Haut commissaire M. Koroné.

Toute une projection

Mais, le plan NICI, c'est surtout l'aspect infrastructures qui n'est rien de plus que l'équipement en matériels informatique, téléphonique des arrondissements, communes rurales… du Niger afin d'impulser, de part la proximité de l'outillage, une culture des technologies de l'information et de la communication chez le villageois le plus reculé. "Ce dernier pourra s'informer, à titre d'exemple, sur la fluctuation des prix des denrées alimentaires sur les différents marchés via la toile internet, par téléphonie mobile ou fixe", projette-t-on au Haut commissariat. Pour ce faire, on envisage à l'institution de solliciter auprès de l'Etat nigérien l'exonération de tout matériel informatique. Pour toujours encourager l'investissement des opérateurs privés dans les TIC, le Haut commissariat ambitionne également d'obtenir de l'Etat une défiscalisation totale du secteur, le temps de parvenir à une couverture nationale.
Le plan NICI, rappelle-t-on, est une prescription de la Commission Economique pour l'Afrique (CEA) qui, de par son statut onusien, assiste présentement vingt neuf pays du continent dans leurs programmes de vulgarisation des technologies de l'information et de la communication.

Ousmane Ibrahim
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APPEL A FORMATION

(Niamey, 10 Juin 2005)

Formation de journalistes spécialisés en NTIC

Le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH) du Niger, en partenariat avec le Centre National de Presse Norbert Zongo, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) et le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI), organise du 11 au 15 juillet 2005 un atelier de formation sur le thème : "Les médias ouest-africains et les enjeux des nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC)".

Description
De nos jours, les NTIC sont des outils reconnus dans le processus de développement. Au-delà de leurs usages, ils représentent des enjeux citoyens. Le service universel, la gouvernance d'Internet, la protection de la vie privée, les brevets logiciels, la diversité linguistique, les droits de propriété intellectuelle sont autant d'enjeux - parmi d'autres - qui ont des conséquences incontestables sur le développement des activités économiques, politiques, sociales et culturelles, à toutes les échelles, y compris pour les groupes et les individus n'ayant pas accès à ces technologies.
Ces enjeux sont débattus au sein d'instances spécialisées locales, nationales ou internationales. Mais pour que le citoyen puisse comprendre ces enjeux qui détermineront sa place dans la société de l'information, il est nécessaire que les médias relaient l'information adéquate concernant ces Nouvelles Technologies. Dans de nombreux pays, les médias jouent un rôle d'appui à la démocratisation des débats du domaine des NTIC.
A cet effet, l'Institut Panos Afrique de l'Ouest (IPAO) a initié le projet " Les médias ouest-africains et les enjeux des NTIC " financé par le Fonds Francophone des Inforoutes (FFI).

Lieu de la formation
Siège du RJDH sis quartier Poudrière, 95, Rue C I 31 (voie pavée allant de la Station KOURFEYE au CEG 7 Niamey).

Résultats attendus
Au terme de la formation sur " Les médias ouest-africains et les enjeux des NTIC", les journalistes bénéficiaires auront approfondi leur connaissance du thème, amélioré leur capacité à le traiter et à produire des articles de qualité.
Des formations similaires ont lieu dans 5 autres pays (Bénin Burkina Faso, Mali, Sénégal, Togo). Les participants à ces formations constitueront ensuite un réseau en vue de la poursuite des échanges sur les enjeux des NTIC.

Public cible
Les journalistes exerçant régulièrement dans un organe de la presse écrite et intéressés par une spécialisation dans le domaine des TIC. Dix (10) candidatures seront retenues. Une attention particulière sera portée aux candidatures féminines.

Les journalistes retenus pour l'atelier national de 2005 sont d'office présélectionnés pour un atelier complémentaire qui se tiendra en 2006.

Par ailleurs, un atelier régional est prévu d'ici fin 2005 où les deux (2) meilleurs participants pour chaque pays se rencontreront.

La formation est gratuite et non indemnisée. Les repas seront pris en charge.

Contenu de la formation
La formation est proposée sur 5 jours et organisée selon les thématiques suivantes:

Thème 1 : Ecrire sur les NTIC
qu'est ce que les NTIC ? Pas seulement Internet.
Qu'est ce que le journalisme spécialisé sur les NTIC ? S'agit-il d'un journalisme différent des autres ?
Les contraintes et les opportunités
L'éthique et la déontologie du cyber-journaliste
Comment trouver des sources d'informations ?
Maîtriser les techniques pour pouvoir en parler
Thème 2 : NTIC et lutte contre la pauvreté
le rôle des NTIC dans l'économie : la production, le commerce,
le rôle des NTIC dans les services : santé, éducation…
le rôle social des NTIC : les diasporas
le rôle culturel des NTIC : patrimoine culturel, droits de propriété intellectuelle,
les politiques nationales de communication et les stratégies de lutte contre la pauvreté.
Le service universel : les NTIC pour tous ou seulement pour la capitale ?
Thème 3 : NTIC et démocratie
les NTIC comme média
le rôle des NTIC dans les élections
le gouvernement en ligne
la décentralisation appuyée par les NTIC
NTIC et diaspora
le professionnalisme des journalistes : le danger des sources Internet, les pièges à éviter
Thème 4 : Media dialogue

Ces sessions théoriques seront renforcées par des travaux pratiques sur les enjeux des TIC.

Dossier de candidature
- un curriculum vitae
- une lettre de motivation
- un article inédit de 1500 caractères sur la thématique des NTIC
- un engagement à participer de façon assidue à l'atelier.
Les dossiers sont reçus tous les jours ouvrables de 8h30 à 12h30 au siège du RJDH sis quartier Poudrière, 95, Rue C I 31 (voie pavée allant de la Station KOURFEYE au CEG 7 Niamey) ou encore par fichier joint directement à l'adresse électronique suivante :   formation2005@rjdh-niger.org

La date limite de dépôt est fixée au 30 juin 2005

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Un prix iNEER-2005 décerné au Pr. Hamadou Saliah-Hassane
du Niger

(Niamey, 14 mai 2005)

Le Prix Achievement Award vise à souligner de façon particulière une réalisation novatrice et exemplaire ayant permis de promouvoir, à l'échelle internationale, la coopération dans l'enseignement en ingénierie au profit d'institutions de plusieurs régions du monde.

Le Prix Achievement Award de l'association iNEER (International Network for Engineering Education and Research) a été remis le 3 mars dernier à Hamadou Saliah-Hassane, professeur et chercheur à la Télé-université, à l'occasion d'une cérémonie spéciale qui a eu lieu à Taiwan.
Cette récompense vient reconnaître la grande qualité des travaux menés par M. Saliah-Hassane au cours des dernières années, notamment dans le domaine des laboratoires en ligne.
Le Comité de l'association internationale iNEER attribue chaque année des prix pour récompenser la contribution remarquable d'individus ou de partenariats à l'avancement de la connaissance ainsi qu'à la collaboration dans le domaine de la formation et de la recherche en ingénierie. Parmi ceux-ci, le Prix Achievement Award vise à souligner de façon particulière une réalisation novatrice et exemplaire ayant permis de promouvoir, à l'échelle internationale, la coopération dans l'enseignement en ingénierie au profit d'institutions de plusieurs régions du monde.
Le lauréat du prix Achievement 2005 est professeur et chercheur à la Télé-université. Il a auparavant enseigné au Niger, à l'Université Abdou Moumouni et à l'École d'ingénieurs des Mines de l'industrie et de la géologie. Ses champs d'intérêt sont notamment les systèmes de télé-apprentissage, les réseaux informatiques et les environnements virtuels de formation et d'apprentissage, les réseaus neuronaux ainsi que la formation assistée par les TIC dans une perspective internationale.
Le volet de coopération internationale promu par l'iNEER est bien présent dans les travaux de M. Saliah-Hassane. En plus de sa participation à l'organisation de nombreux colloques internationaux, il s'implique dans différentes activités de promotion des TIC dans l'enseignement en Afrique, entre autres à titre de président de l'association Pronotic International qu'il a co-fondée. Ce regroupement, qui réachemine du matériel informatique excédentaire vers des classes et des bibliothèques publiques en Afrique, vise à y améliorer l'accès des élèves à Internet et à la formation à distance tout en aidant les enseignants qui souhaitent intégrer les applications de l'informatique dans leur enseignement à développer un réseau d'appui.
Ces dernières années, M. Saliah-Hassane a consacré une part importante de ses travaux à l'étude des laboratoires en ligne, ces environnements informatiques flexibles qui permettent à des apprenants d'effectuer, au moyen des réseaux, des expériences en équipe avec d'autres participants ainsi que des simulations interactives, le tout dans un contexte d'apprentissage à distance. Dans l'un de ses projets de recherche sur les mesures électroniques et les télémanipulations sur les réseaux informatiques, il a notamment proposé une démarche montrant que les TIC permettent de réaliser, dans un délai relativement court, des laboratoires virtuels axés sur la collaboration et permettant notamment de partager des données à distance, de réaliser des simulations d'expériences utilisant des modèles numériques et de bénéficier, par réseaux, des fonctionnalités d'un centre de ressources et d'assistance pédagogique ou technique.
Les usagers de Profetic pourront bientôt consulter un Dossier pratique sur les laboratoires en ligne réalisé sous la supervision de M. Saliah-Hassane.

Auteur : Anne-Mireille Bernier
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3 mai 2005, Journée internationale de la liberté de la presse :
Les médias nigériens fêtent dans l'unité

(Niamey, 4 mai 2005)

La 15e Journée internationale de la liberté de la presse a été célébrée le 03 mai 2005 dans le monde entier. Le thème retenu cette année par l'UNESCO est " Les médias et la bonne gouvernance ". Cette institution des Nations Unies a organisé, à cette occasion, un colloque international sur ce thème à Dakar (Sénégal). Quant à l'Association Mondiale des Journaux, elle a choisi de fêter cette journée, en menant une campagne contre l'impunité dont sont victimes particulièrement les journalistes.
Au Niger, les associations socioprofessionnelles du secteur de la presse ont commémoré cette date en organisant diverses manifestations, en collaboration avec l'Ambassade des Etats Unis.
Ainsi, le 02 mai 2003, les habitants de Niamey ont suivi au Stade Général Seyni Kountché un match de football qui a opposé deux clubs de la capitale, à savoir le Sahel Sporting Club et l'AS Police. C'est cette dernière qui a finalement arraché la "Coupe de la liberté de la presse ", à l'issue de la série de tirs au but. En effet, à l'issue du temps réglementaire, les deux équipes se sont séparées sur un score nul d'un but partout.
Auparavant, le public a eu droit à un match " introductif " qui a opposé les journalistes aux vétérans de la police. Les journalistes ont fait preuve d'un fair-play, en concédant un but aux anciens de la police.
Le 03 mai 2005, une conférence débat a été organisée au Palais des Congres de Niamey. Deux thèmes étaient inscrits à l'agenda : " Bilan de 15 années de pluralisme médiatique en Afrique : cas du Niger " et " Lutte contre l'impunité ". Ils ont été respectivement développés par Monsieur Idimama Koutoudi, journaliste-consultant et Monsieur Souley Adji, sociologue, enseignant-chercheur à l'Université de Niamey.
Le premier conférencier a fait l'état du pluralisme au Niger, en insistant sur la qualité et la pérennisation des organes de presse, car pour Monsieur Idimama, il ne suffit pas de créer tous azimuts des organes de presse ; il faut s'assurer de leur viabilité. Il a donné l'exemple de nombreuses radios communautaires qui n'émettent plus et des journaux qui ont cessé de paraître depuis plus d'un an. Il a, par ailleurs, évoqué les nombreuses insuffisances de l'organe de régulation des médias, à savoir le Conseil Supérieur de la Communication (CSC) qui, selon le conférencier, n'assume qu'une partie infime de ses attributions.
Le second conférencier a, pour sa part, noté que la plupart des actes d'agression contre les journalistes sont restés impunis à travers le monde. Ainsi, sur plus de 500 cas d'assassinats de journalistes au cours des dix dernières années, 2/3 n'ont pas encore été élucidés. Au Niger, a poursuivi le conférencier, des actes d'agressions sont également punis, comme l'enlèvement et la bastonnade de Messieurs Moussa Tchangari, Directeur du Journal Alternative, M. Souley Adji, collaborateur du même organe, l'incendie criminel de la Nouvelle Imprimerie du Niger, le saccage des installations de la radio Anfani, ..etc.
Après ces riches présentations, il s'en est suivi des débats et contributions. Les professionnels du secteur des médias ont convenu de se retrouver pour initier d'autres actions communes et pérenniser cette dynamique d'unité, car c'est la première fois que tous les structures du secteur se réunissent et fêtent le 03 mai à l'unisson.

Saidou Arji
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Collectif des professionnelles du secteur des médias (Niamey - NIGER) : déclaration à l'occasion du 3 mai 2005
(Niamey, 4 mai 2005)

Le 03 mai 2005 consacre la 15e Journée Internationale de la Liberté de la Presse. C'est l'occasion pour les organisations du secteur de faire l'état des lieux de la profession et dresser le bilan sur le respect de la liberté de la presse et d'expression. Cette année, les thèmes choisis sont "Les médias et la bonne gouvernance " et " La lutte contre l'impunité ", particulièrement en ce qui concerne les crimes et agressions perpétrés contre les journalistes. Des actes qui, malheureusement, atteignent chaque jour des journalistes dans leurs efforts à informer l'opinion de ce qui se passe.
Ainsi, en 2004, l'on a dénombré à travers le monde, 53 journalistes tués, 15 collaborateurs des médias tués, 907 interpellés, 1 146 agressés ou menacés et 622 médias censurés. Des chiffres alarmants et de surcroît largement supérieurs à ceux de 2003. C'est dire que les conditions d'exercice du métier de journaliste ne font que se dégrader.
En cette journée solennelle du 03 mai, notre pensée va à l'endroit de toutes ces victimes de l'incurie et de l'obscurantisme. Notre pensée va également à l'endroit de notre consœur Florence Aubenas, grand reporter au quotidien français Libération, et Hussein Hanoun Al-Saadi, son assistant, tous deux disparus en Irak depuis le 5 janvier 2005. Ils sont aujourd'hui à leur 118e jour de disparition. Tout comme nos 3 confrères roumains qui entament leur 36e jour de détention, toujours en Irak.
En Afrique, les élections sont devenues une source de préoccupation pour la sécurité des journalistes qui subissent, en cette circonstance, diverses exactions. Le triste exemple nous vient du Zimbabwe où des journalistes étrangers sont emprisonnés pour avoir tout simplement couvert un scrutin. La plus récente illustration de ce genre de brimade se trouve dans notre sous-région ouest-africaine, notamment au Togo, où les évènements qui ont suivi la disparition du Général Eyadema, le déroulement de la campagne électorale et les élections présidentielles du 24 avril 2005 ont donné lieu à de nombreuses violations du droit à l'information : fermeture d'organes de presse, agressions contre les journalistes. Les confrères togolais subissent des assauts aussi bien de la part de la majorité que de l'opposition. Et l'Autorité de Régulation de ce pays enfonce le clou, en procédant à son tour à la fermeture intempestive des organes de presse.
Pour ce qui est du Niger, l'année 2004 s'est caractérisée par une relative accalmie par rapport à l'année 2003. Toutefois, l'on a noté surtout des violences verbales contre des journalistes, ainsi que la saisie d'un hebdomadaire.
Au moment où nous célébrons la fête de la liberté de la presse, les journalistes attendent toujours la concrétisation des promesses faites par les autorités, notamment la dépénalisation des délits de presse et la libération effective du fonds d'aide à la presse. Ces mesures, une fois adoptées, contribueront, à coup sûr, à améliorer la pratique professionnelle ainsi que l'indépendance éditoriale des organes, car comme l'a dit la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ), " il ne peut y avoir de liberté de presse quand les journalistes vivent des conditions de corruption, de pauvreté ou de peur ".
Fait à Niamey, le 02 mai 2005
Vive la liberté de la presse !
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La filière cotonnière africaine tisse sa stratégie
(Niamey, 2 mai 2005)

Les producteurs de coton, industriels et représentants gouvernementaux, se réunissent pour définir une stratégie de défense du coton africain dans la perspective du sommet de Hong Kong qui fait suite à l'échec des négociations de Cancùn

Deux ans après la soumission de l'initiative sectorielle par le Bénin, le Burkina Faso, le Mali et le Tchad à l'OMC, les acteurs de la filière cotonnière et de la société civile organisent les 06 et 07 Mai 2005 à Saly, un atelier panafricain, en préparation à la conférence ministérielle de l'OMC prévue en Décembre 2005 à Hong Kong. Depuis le lancement de l'Initiative Sectorielle, les quatre pays initiateur de la demande, ont perdu US$ 382 million de dollars de recette d'exportations, suite à l'inaction des Etats-Unis.

Cet atelier organisé par L'Association Cotonnière Africaine (A.C.A), l'Association des Producteurs de coton Africains (AProCA), Enda Tiers Monde Prospectives Dialogues Politiques et Seatini (Southern and Eastern African Trade Information Negociations Institute), avec le soutien de Oxfam International et de DFID, a pour thème :
" Proposition de stratégies de sortie de crise face à la chute des cours internationaux pour les filières cotonnières africaines ".

Il ambitionne de consolider les bases d'une concertation panafricaine entre les différents acteurs afin d'aboutir à des positions concertées pour la défense du dossier coton dans les négociations commerciales.

Cet atelier dont l'ouverture sera présidée par le Ministre du Commerce du Sénégal, sera rehaussé par la présence des Ambassadeurs africains auprès de l'OMC à Genève.

Des discussions sont prévues autour des thématiques suivantes :
· " L'initiative sectorielle sur le coton ", de Cancùn à Hong Kong : Etat d'avancement et perspectives.
· " L'initiative sectorielle sur le coton ", alliances possibles et marge de manœuvres.
· Fonds de soutien : quelle stratégie de négociation ?
· Stratégies sur la route de Hong Kong.
· Proposition de plan d'action et débat.
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Pour plus d'informations contactez :
Mansour Diouf                    Bartélémy Sène          Adama Cissé Ndiéguène
823 53 47 / 640 63 11          655 02 40                      556 46 20

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