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DECLARATION DU RJDH
A L'OCCASION DU 03 mai


La célébration de la 12ème journée internationale de la liberté de la presse intervient dans un contexte de recul et de négation du droit du public à l'information. En effet, au cours de l'année 2001, cent vingt (120) journalistes ont été emprisonnés à travers le monde, tandis que trente un (31) autres ont perdu la vie dans l'exercice de leur métier. Actuellement, cent seize (116) journalistes croupissent dans les geôles des régimes hostiles à la liberté de la presse.
Les événements du 11 septembre 2001 ont aussi engendré diverses restrictions à la collecte et à la diffusion de l'information, sous prétexte de la lutte anti-terroriste. La censure érigée en la matière frappe aussi bien les médias traditionnels (radio, télévision et presse écrite) que les médias électroniques et l'Internet.

Ce 03 Mai est également une occasion pour le Réseau des Journalistes pour les Droits de l'Homme (RJDH) d'exprimer sa solidarité militante en direction des confrères du Zimbabwe, de la Tunisie et du Togo qui subissent les contrecoups des régimes liberticides. S'agissant de ce dernier pays, la situation s'est envenimée depuis l'avènement d'un nouveau code de la presse qui permet au ministère de l'intérieur de faire saisir toute publication " dont le contenu constitue un délit ". A ce jour, 72.000 exemplaires de sept (7) journaux ont été saisis.

Au Niger, même si on note une relative accalmie en ce moment, l'année 2001 a été émaillée par de nombreuses violations de la liberté de la presse sur lesquelles le RJDH publiera, dans les jours à venir, un rapport détaillé. Il y a lieu de souligner que les deux dernières années ont enregistré des poursuites judiciaires contre la presse indépendante pour des motifs d'atteinte au moral et à la cohésion de l'armée, diffamation et injure contre des autorités, interpellation pour vol et recel de documents administratifs. Ces poursuites ont abouti à l'incarcération de six (6) journalistes.
Dans les médias publics, où seuls les gouvernants ont pignon sur rue, la censure des activités des partis politiques de l'opposition et des organisations de la société civile est devenue la règle. La loi des Finances pour l'année 2002 impose un nouveau régime fiscal plus contraignant aux médias indépendants et est de nature à fragiliser, voire faire disparaître des organes de presse.
Sur le plan professionnel, on note le mépris des règles éthiques et déontologiques du métier de journaliste. A ce sujet, la violation du principe sacro-saint de la confraternité gagne du terrain, surtout dans la presse écrite privée où les attaques abjectes entre confrères priment sur le traitement de l'information. En cette journée solennelle du 03 mai, le RJDH appelle les professionnels des médias à plus de responsabilité et de sens de confraternité, afin de s'unir pour contrecarrer les assauts des ennemis de la liberté de presse et d'expression.

Vive la liberté de la presse !
Vive la presse nigérienne !
Bonne journée du 03 mai à tous !
Confraternellement !

Le Président du RJDH
Abdourahamane Ousmane

 



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